Colloque TRIESTE 26 (soir) 27. 28. 29 (midi) à TRIESTE
« De l'exil au voix de l'écriture : la traduction au cœur du transfert »
TITRES & ARGUMENTS
Le prochain Colloque du CRIVA aura lieu à Trieste en Italie, du jeudi 26 au dimanche 29 mars, sur le thème : « De l'exil aux voix de l'écriture : la traduction au cœur du transfert ». L'Alliance française https://www.aftrieste.it/wp/ nous accueillera en ses locaux les 27 et 28 mars, et le jeudi 26 mars au soir, l'Antico Caffè San Marco https://www.caffesanmarco.com/ nous accueillera pour une soirée d'inauguration autour de Lectures de textes choisis parmi les œuvres d'écrivains exilés.
Ce colloque se tiendra en présentiel et en Zoom. Pour y participer et connaître les modalités d’accès, merci aux membres comme aux non-membres de vous inscrire sur le site du CRIVA https://www.criva.fr à l’onglet colloque 2025-2026 ou sur la page d'Accueil.
En cas de difficulté, merci d’adresser un mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
ARGUMENT :
Quand la voix de l'exilé rencontre l'enlisement du silence, quand le mutisme menace la parole bannie de sa langue originaire, alors peut surgir l'impératif de la lettre invoquant l'écriture pour qu'elle trace un sillon dans la page devenue terre d'accueil. Entre la voix perdue et la voix désincarcérée, l'écriture se déploie comme un territoire autrifié où se joue une traduction in-édite, in-ouïe : celle qui transfère la langue du trauma au dire de la trace, le cri à la lettre, l'objet de l’indicible au sujet du Dire.
De la vocalisation éperdue de l'exilé à la vocation du scribe, une tension prend corps entre la lettre et la voix qui interroge l'analyste lecteur, déchiffreur et interprète des voix menacées d'extinction.
L'écrivain en exil, expatrié de sa langue maternelle, doit en repasser par les balbutiements de la lalangue afin de franchir les frontières de la langue étrangère, et oser une refonte symbolique de sa subjectivité en quête d'un refuge qui se fasse asile. Un couple inconscient lecteur-lectant, invoquant-écoutant inaugure un mode particulier de transfert, où la page se fait divan. Instaurant là un cadre qui interroge le psychanalyste et la cure analytique.
Le sujet exilé de son histoire, exilé de ses ancrage topologiques, consonne avec le sujet de l'inconscient exilé de son désir et de sa vérité.
Convoqués l'un comme l'autre à une traduction qui n'est pas seulement de langue, ils se confrontent à un passage douloureux par le défilé étroit des signifiants. Mouvement qui donne corps à une passe de l'affect au signifiant, de l'intime à l'œuvre qui en témoigne, de l'expérience du déracinement à l'aventure de la germination, de la mélancolisation enracinée dans la perte, à l'avènement de surgeons prometteurs de l’advenir.









