Centre de Recherche International Voi Analyse

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Claude-Maillard

Claire Gillie en son nom et au nom du CRIVA a la profonde tristesse
d'être le porte-voix d'une nouvelle qui se préparait doucement mais
avec insistance depuis l'an passé : celle de notre amie et consoeur
Claude Maillard, rencontrée à Insistance auprès d'Alain Didier-Weill,
Scribe poâte de la Voix, présente fidèlement à nos côtés depuis
quelques 20 ans.
Présente depuis les premières Journées mondiales de la voix, jusqu'aux
dernières, présente au Criva où Claire lisait les textes qu'elle nous
confiait. Infiniment présente encore dans sa façon de filer à
l'anglaise le dimanche 16 novembre 2025, demandant que nous ne soyons
prévenu(e)s que le 21, après l'enterrement.
Nous lui rendrons hommage avec ses ami(e)s proches venu d'autres horizons
et venu(e)s d'autres associations, et les membres du Criva qui la connaissaient le mardi
16 décembre 2025 ( à la place du séminaire Criva initialement prévu) autour d'un événement
qui s'appellera "Le dernier Voyage du Scribe à Séville"...

Nous avons ouvert une cagnotte destinée à financer l'édition du Livre
“La voix du Scribe”, promesse faite par Claire Gillie à Claude
Maillard avant qu'elle ne nous quitte pour, selon ses propres mots,
"rejoindre Séville". Ce livre posthume au coeur.choeur de la voix et
du travail de Claude Maillard s'appuiera sur 20 ans d'articles sur la
voix.
Voici le lien vers la cagnotte  :

Merci de votre soutien à ce travail et à la célébration de ce legs…

En toute amitié
Claire Gillie, présidente du CRIVA 

 

 

 

Chromaphonie »

 2025-11-19

 

Le Séminaire CRIVA du Mardi 18 novembre 2025 se tiendra de 20H30 à 22H45

en Zoom autour d'Olivier COURTEMANCHE et Claire GILLIE             

 sur le thème : « Chromaphonie »

 

ARGUMENT Claire Gillie :

Après avoir exploré les lieux anatomiques, géographiques et psychiques de la voix (« topophonie »), puis ses marquages identificatoires sertis dans cette « géovocalisation » (l'accent), ce troisième temps interroge la « chromaphonie » comme dimension acoustique, motérielle et pulsionnelle du vocal. 

Si le timbre s'énonce classiquement comme « couleur de la voix », cette métaphore révèle l'intrication des pulsions scopique et invoquante qui s'impose ou se dérobe à l'écoute analytique. Entre la palette chromatique du peintre et la palette vocale du sujet parlant, se tisse une même économie des contrastes imperceptibles : Kandinsky pensait l'écoute des couleurs ; les bleus de Chagall naissent d'infimes touches de rouge. 

Qu'en est-il de cette oreille analytique confrontée aux modulations chromatiques de la voix ? 

La Klangfarbenmelodie viennoise de 1911 – contemporaine du Sprechgesang schoenbergien et du Totem et Tabou freudien – opère une rupture où la mélodie n'est plus portée par les hauteurs mais par les timbres, cette texture où s'inscrit l'inconscient. Cette mutation musicale éclaire de sa métaphore le passage de l'oreille du musicien à l'oreille de l'analyste. Car interpréter ou non un changement de couleur vocale divise les écoles : certaines y entendent un effet de surface, d'autres l'émergence de l'objet a. Le danger guette pourtant : que la fascination chromatique, l'emprise scopique sur l'"étrangeté" d'une voix, vienne obturer, altérer ou oblitérer l'écoute du Dire. Entre grain et texture, entre couleur et matière, la chromaphonie interroge ce point où la voix cesse d'être regardée pour être écoutée, où la voix comme objet a échappe au visible pour ne plus s'offrir qu'à l'écoute flottante, celle qui entend au-delà des couleurs ce qui, du sujet, insiste à se dire. Et en appelle à une palette d'écoute qui puisse accueillir ce qui se joue de la passe où la voix cesse d'être entendue pour devenir écoutée.

 

ARGUMENT Olivier Courtemanche :

De l’écoute d’un primaire au “mordant sage” de l’oreille

À l’écoute de la “Chromaphonie”, et des associations libres autour de ce néologisme, que serait-il déjà possible de faire entendre au sujet de la voix, quant à l’écoute de sa dimension sonore et colorée ?

Pulsionnellement et en réalité, la voix montre le désir en le cachant. Elle se manifeste et se présente physiquement, de jour à l’autre, et devient étrangère à nous la nuit, dans nos rêves.

Notons au préalable que, dans notre rapport au monde sensible, dans notre rencontre avec la couleur et le son, par leurs vibrations et par ce qui nous fait aussi vibrer, nous ne connaissons que la sensation comme unique moyen d’entrer en contact avec la matière. Ne pouvant atteindre et ne toucher que la surface, cela reste une expérience frustrante.

Nous n’éprouvons de cette rencontre qu’un sentiment très flou, vague et imparfait. Nous ne recevons qu’une résonance d’effets ondulatoires, à la fois courts et longs, chauds et froids. Par le regard et par l’oreille, nous sommes touchés. Il en est de même pour la voix : par petites touches, nous ressentons ses couleurs et ses modulations sonores comme des impressions. Et, impressionnistes que nous sommes, nous essayons de saisir ce qu’elles racontent. Mais ne se livrant jamais complètement, elles ne font qu’éveiller un manque, une insatisfaction qui, parfois même, peut nous faire douter et souffrir.

Alors parler de “Chromaphonie”, parler du caractère de la voix, de son identité, de son origine, c’est penser à ce point de “liaison” ou de “fusion” : une fusion pulsionnelle, ou tout simplement une infusion au goût de sonorités colorées.

Car, dans un premier temps, ce savant mélange aurait été inscrit sur un primaire, dans une texture et dans une tessiture de matière atemporelle. Entremêlées et tissées, les fibres vocales, poussées par le son, se feraient entendre dans la voix sans pouvoir pour autant être vraiment écoutées. Parfois, elles auraient même comme un arrière-goût « a-mére », un accent prononcé d’amertume.

Alors, comment, à partir de ce point sensible de la “Chromaphonie”, parler de la voix avec seulement la sensation comme source de connaissance possible ? La sensation s’arrêtant par principe à la surface des choses, comment faire ici, quand les mots n’existent pas pour écouter ce qui se trame sous le primaire d’un tissu vocal ? Serait-il possible d’aller au-delà de la sensation pour écouter quelque chose d’autre, qui serait de l’ordre de l’inentendable, d’un sous-entendu qui résisterait, scellé par la couleur et ses impressions, qui ne sont que réfractions ?

Comment atteindre alors quelque chose qui se refuse à être découvert?
Serait-il possible et même imaginable de franchir une limite, d’entamer une surface, de l’empiéter… de mordre dedans et d’utiliser l’oreille et l’écoute comme une substance, comme un produit qui “mord” ?

Ajouter un mordant, une décoloration capable, en douceur, d’attaquer un manque, une surface comme limite, pour ensuite être capable de repeindre une voix. Ne plus être arrêté à la surface par le regard, ne plus voir ni entendre ce que la couleur dit avec son spectacle d’illusions réjouissantes : une oreille aveugle qui écouterait en silence serait-elle être et prendre la place du “mord” ? Ferait-elle le “mord” pour redonner du mordant au primaire de la voix ?

Nous appellerons cette opération le “mordant sage”. Science infuse ? Technique et art de mordancer une matière, une matière vivante silencieuse et bruyante, qui toujours se cache de “Moi”.

*

Olivier Courtemanche est diplômé de l’ESAG (« École supérieure d’arts graphique, Atelier Met de Penninghen Paris’ ») (Promotion 1988). Pendant de nombreuses années, en marge de son travail, il suivra les cours de Fabienne Oudart dans l’atelier peinture de l’École des Beaux-arts de la ville de Paris. En 2010 il crée son propre atelier et avec la peinture il commence une formation d’analyste (Insistance, EPCI, Espace Analytique, Corpo Freudiano Paris). Il est membre, représentant artistique et membre du CA du CRIVA. Ses interventions sont généralement suivies d’une présentation de ses œuvres picturales. En tant qu’analyste il reçoit depuis 2021.

Claire Gillie est Psychanalyste, membre d’Espace Analytique (A.M.E.a), et de la FEP (Fondation européenne pour la psychanalyse), docteur en Anthropologie Psychanalytique (Paris 7), chercheur associée au Laboratoire CRPMS de Paris 7, agrégée de musicologie (professeur en IUFM), pianiste et organiste. Également traductrice, elle a été chargée de cours à Paris 7 et Paris 3, après un parcours en ethnomusicologie (CNRS), sociologie (DEA). Elle a fondé et coordonné le D.U. Voix et Symptômes, Psychopathologie et clinique de la Voix à Paris 7, de 2013 à 2020. Elle a participé à une trentaine d’ouvrages publiés dans plusieurs langues, a écrit plus d’une centaine d’articles, et elle dirige la collection Voix/Psychanalyse chez Solipsy où elle a publié Voix éperdues. Présidente du CRIVA (Cercle de Recherche International Voix Analyse) dont elle est membre fondateur, elle organise des rencontres mettant les souffrances vocales à l’épreuve de la psychanalyse. Elle coordonne les récentes publications du CRIVA

 

 

 

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« L’accent ; de l’ad cantus à l’anima vocis »

 14-10-2025

 

Le Séminaire CRIVA du Mardi 14 octobre 2025 se tiendra de 20H30 à 22H45

en Zoom autour de Claire GILLIE & Gilles ANQUEZ

 sur le thème : « L’accent ; de l’ad cantus à l’anima vocis »

 

TITRE & ARGUMENT Claire GILLIE : « L’accent, animus vocis »

Il y a un "cantus obscurior" de l'accent déjà repéré dans De Oratore de Cicéron, mélodie embryonnaire dont joue l'orateur. L'accent donne relief, la prosodie prend corps et écriture à l'aube de la musique, pour ensuite venir se greffer sur l'interprétation au sens musical du terme. Âme du mot - anima vocis pour un certain Capella du Vème siècle - il est un germe de la musique (seminarium musices), et se greffe à elle ad cantus (accent).

Signe graphique au service de la distinction, modulation de l'intensité ou intonation au service de l'expression, inflexions particulières qui intéressent la phonétique, triste ou devin chez les poètes, l'accent s'insinue d'un champ conceptuel à l'autre, venant signer ou raturer les signifiants, séduire ou agresser l'écoute. Lorsqu'il se fait verbe, "accentuer" vient hystériser la langue et le langage.

Du label identitaire, à la voix qui se fait "la belle", l'accent est revendiqué ou refusé par le sujet du social comme par le sujet de l'inconscient. Porté par le corps, modulé par la langue, l'accent est le style qui permet à chacun de prononcer sa vie.

L’accent trouve asile dans les inflexions de la voix, les attaques consonantiques, les fins de rhèse qui se mettent à chanter ou rendre le signifiant rugueux. Si certes il peut se définir pour les linguistes et les sociologues comme une "manifestation individuelle d'une communauté linguistique", il en appelle au réel ou à l'imaginaire de ce qui fait lien à l'autre. Car l'accent est "l'autre dans la langue", la "marque de l'étranger dans la langue", mais aussi "l'autre de ma langue". Trait unaire - einziger Zug - il inscrit le sujet dans une filiation et une identification.

La clinique est saisie d'un malaise lorsque l’être parlant tente - comme l'a dit Bourdieu - de gommer son accent qui lui colle à la peau, le perdre, le faire disparaître. Vouloir se déprendre de cet "accent à couper au couteau", est-ce brouiller cette empreinte, afin de ne pas laisser de trace ? Se protéger et protéger l'autre d'un certain "verbal overkill" ? Une façon de se "démarquer" de l'autre, sorte de nettoyage par le vide de sa voix, avant de se risquer à en établir l'identité ? La "dévoyer" volontairement, plutôt que de subir une discrimination vocale qui lui serait liée ?

Comment entendre la demande de celui qui cherche à troquer son accent pour un autre, au nom de sa quête identitaire, jouant ainsi sa voix à quitte ou double ? Quels en sont les revers, les enjeux inconscients ? Cet animus vocis n'est-il pas contour sonore de la pulsion invocante qui s'essouffle ou jouit, entre corps et langage, depuis les premiers balbutiements de la langue?

 

 

TITRE & ARGUMENT Gilles ANQUEZ : « Géovocalisation »

Parle le chant de la terre, chante la voix du taire.

La voix et son circuit pulsionnel « dé-taire », par les inflexions acoustiques et prosodiques, quelque chose de la position du sujet pris dans l’invocation à l’Autre et dont il entend l’écho d’une réponse nichée dans l’accent.

Elle offre quelques coordonnées de la jouissance du sujet et le "géovocalise immédiatement à l’oreille de l’autre.

L’accent montre, il se « met sur » et mesure ce qui du sujet se rapporte à un territoire géographique et social, qui n’est pas sans se tisser d’identifications.

Il montre la couleur d’un temps géographique, celle d’un lieu où la prosodie se fait l’écho de l’Autre et dont les sujets chantent les articulations comme autant de positivations du manque autour desquelles ils font groupe.

Le temps d’un lieu social dont l’origine est avalée par la musique des voix qui la célèbrent.

Le temps d’un Autre dont la voix porte les traits sonores comme des empreintes sur le corps « géovocalisé » du sujet, social par naissance.

Le sujet invoque-t-il ici le bercement originaire du chant de l’Autre par les voies de l’accent ? 

L’accent serait-il un nid sonore, un lieu d’accroche prosodique qui suspendrait le sujet à l’Autre pour une traversée élastique de l’espace ?

Sur quoi l’accent met-il donc l’accent ?

Randonnons donc dans cet espace vocal aux couleurs du monde, aussi bruyant que silencieux. 

Écoutons alors le murmure du son. 

 

 

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« TOPOPHONIE ; des lieux d’ancrage et d’exil de la voix »

 TOPOPHONIE

 

Le Séminaire CRIVA du Mardi 16 Septembre 2025 se tiendra de 20H30 à 22H45

en Zoom autour de Claire GILLIE & Olivier COURTEMANCHE

 sur le thème : « TOPOPHONIE ; des lieux d’ancrage et d’exil de la voix »

Inscription en bas  

 

TITRE & ARGUMENT Claire GILLIE : TOPOPHONIE ; Des lieux d'ancrage et d'exil de la voix


La voix comme incarnation de la lettre, porte le lexique à l’entendement, traversant les contrées conceptuelles d’une logophonie en quête d'une terre d'accueil, mais également d'une terre d'Ailleurs.
Elle est corporellement, anthropologiquement et structurellement prise entre ancrage et exil, entre racines et déracinements, et en appelle à la psychanalyse et à l’autre de l’écoute, afin d’échapper à son destin d'objet flottant et errant non identifié.
Elle hésite entre confinement et désincarcération, oscille – voire vacille - entre incorporation et dilution vers les échappées belles de la sublimation. Ce qui nous autorise à poser l’hypothèse, au-delà de la logophonie, d’une existence d’une « topophonie » comme lieu(x) d’ancrage et d’exil de la voix.
Si certes l’IRCAM nous a précédés dans l’institution de ce terme, définissant les tophonies comme des « espaces virtuels navigables composés d’un ensemble d’objets sonores et/ou audiographiques », nous en explorerons le revers inconscient.
Car l'ancrage dans le réel de l’expérience clinique interroge les manifestations de cette topophonie, que ce soit par exemple à travers les résurgences de la langue originaire chez les patients n’arrivant pas à « perdre leur accent » et créant ainsi une diglossie locale, ou les géolocalisations dialectales qui confèrent des variations prosodiques devenues empreintes vocales estampillant le « passeport social » (Bourdieu).
Mais quel est cet exil psychique qui rend le sujet de l’inconscient étranger si ce n’est sourd à sa propre voix, jouant à quitte ou double avec la perte, l’agrippement aux lieux matriciels de l’origine, et/ou la tentation chronique de se laisser aspirer par la pulsion invoquante pour se laisser inspirer, hameçonner par le désir de l’Autre ?

 

TITRE & ARGUMENT Olivier COURTEMANCHE : La voix cadastrée. Le terrier, le terrien ...., entre jouissance et désir la ‘’preuve du diable’’ »


En passant d’un espace infini à un lieu métrique et borné, la topophonie inscrit au registre du cadastre le plan des relevés d’un fond sonore. L’enregistrement topophonique de la voix cadastrée peut entrer dans la matrice de l’État. Rendue publique, la transmission des données servira non de preuve mais de prémices pour un acte et un titre de propriété.
Que peut alors espérer la voix d’une cadastration, de l’identification dont elle est le sujet et de ses rapports entretenus avec le voisinage ? Que peut-elle faire de la somme d’une jouissance que l’État lui garantit et de ce fameux don qui est fait aux terriens. Et comment extraire des propriétés du sol, l’objet de son désir pour qu’un idéal, un bien sacré, puisse dans ce lieu être construit.
Le registre indique qu’une voix cadastrée est imposée. Le Trésor public signifiant les services rendus la met à contribution. Cependant une cadastration ne donne aucun droit pour obtenir un titre de possession. Mais le nom d’un cédant, indice réfutable, peut être consigné. La chaîne de propriétés peut remonter jusqu’à la parcelle mère, mais retrouver la particule de l’origine cadastrale peut être de l’ordre de l’impossible, le Temps ayant déclaré l’objet perdu !
Entre dans le terrier la preuve par la négative, la preuve ‘’diabolique’’, la preuve de la « probatio diabolica ». Interprète, elle voit plus loin que la Loi, elle voit l’Esprit de la Loi. Le Symbolique servirait-il de preuve, cela reste à prouver... garantirait-il à la voix cet impossible preuve invoquée aux instances du Réel ? Cette autre preuve autoriserait-elle l’État à acter en faveur d’un transfert de jouissance ? En se passant de la chose, d’une pièce manquante, le cadastrateur reconduit la jouissance possible d’un lieu vers un a/Autre.
Passant outre la preuve d’une origine, allant au-delà de l’acte original, la voix cadastrée renonce à un impossible retour et aux forces attractives de l’impossible origine. Elle devra se faire entendre pour construire ou reconstruire. Sa demande servira de nomination à un titre de propriété qui alors lui sera accordé en nom propre.
La voix cadastrée, privée de la jouissance de l’origine entend qu’une fois enregistrée, l’acte lui-même peut la mener au-delà de certaines limites. Elle peut s’imaginer se libérer verticalement, s’élever et s’exiler vers un Ailleurs non borné. Elle trouve alors un espace ouvert, d’autres horizons, un appel vers une autre jouissance marquée par le sceau du désir, la traversée du fantasme se fera-t-elle dans ce nouveau lieu cadastrée qui ouvre sur l’infini et sur l’envers de la voix cadastré. Le retournement sera-t-il encore possible ?

 

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Voix à temps et contretemps

 

Prix du livre : 35€ . Il sera retirable à partir du 20 juin 2025, soit chez Claire Gillie (en lui écrivant à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ), soit en donnant votre adresse pour envoi postal  (en rajoutant les frais de port : 8 euros)

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« La voix empêchée » 13 mai 2025


affiche

Crédit photo : Claire Gillie Tous droits réservés

Autour de Maurício MALISKA, Chloé BLACHÈRE et Loni INGUANEZ.

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ARGUMENT :

Au temps où la biologisation de la parole signe l’évincement de la subjectivité et de sa complexité, nous proposons de prêter une oreille psychanalytique aux différentes formes que peut prendre une voix lorsqu’elle se trouve empêchée. À l’occasion de ce séminaire et à partir des expériences cliniques et de recherche des trois intervenants, c’est la dimension pulsionnelle de la voix qui sera ici mise au travail.
À partir de sa thèse de doctorat soutenue en juin 2024, Chloé Blachère proposera d’étudier dans quelle mesure la difficulté que peut rencontrer un pubère dans le fait d’investir sa voix muée peut venir interroger les questions du féminin et de l’altérité depuis leurs origines.
Loni Inguanez présentera une réflexion issue de son travail doctoral en cours, qui envisage le bégaiement comme un symptôme à contextualiser à travers le discours du sujet, et pouvant résulter d’un conflit psychique révélateur d’un impensé.
Maurício Maliska abordera la voix empêchée dans sa dimension transférentielle. À partir d’un cas clinique, il sera question de la voix empêchée en tant que configurée comme voix en péché, ne pouvant être énoncée, et maintenant l’analysante dans un mutisme qui la conduisit au suicide. Dans cet extrait clinique, le rêve se révèle comme la possibilité de parler et de donner une autre version à ce qui se trouvait jusqu'alors empêché.
Ces variations vocales – la difficulté à muer, le bégaiement, le mutisme – font irruption dans le discours et révèlent, par là même, ce que peut être l’objet voix dans le processus psychanalytique ainsi que les enjeux de la castration symbolique.

BIOGRAPHIE :

Maurício MALISKA est psychanalyste dans la ville de Florianópolis au Brésil, membre et ancien président de Maiêutica Florianópolis - Institution psychanalytique. Il a un Master et est Docteur en Linguistique, avec un stage doctoral à l’Université Paris Cité, docteur en Psychologie à l’Universidade Federal de Santa Catarina (UFSC), professeur de psychanalyse dans le cours de psychologie et dans l'École Doctorale en Sciences du Langage de l’Universidade do Sul de Santa Catarina (UNISUL). Il est membre fondateur et vice-président du Cercle de Recherche International Voix-Analyse (CRIVA), et avec un groupe de collègues, il vient de fonder une antenne du CRIVA pour le Brésil. Il est membre d'honneur de Lapsus de Toledo (LaTE), ainsi que l’auteur de livres, chapitres de livres et articles publiés au Brésil, en Argentine, en Uruguay, au Mexique, en Espagne et en France.
Chloé BLACHÈRE est psychothérapeute et docteur diplômée de l’Université Sorbonne Paris Nord. Elle a réalisé sa thèse au sein de l’Unité transversale de recherche : psychogenèse et psychopathologie (UTRPP) sous la direction du professeur Florian Houssier et du docteur Angelique Christaki. Elle assure des psychothérapies et des psychanalyses dans le cadre de sa consultation en libéral. Une partie de ses recherches porte sur la voix, qu’elle a étudiée sous le prisme de la mue faussée au cours de son doctorat. Elle est membre clinicienne du RPH (Réseau pour la Psychanalyse à l’Hôpital – École de psychanalyse) et membre du CRIVA.
Loni INGUANEZ est psychologue clinicienne et psychothérapeute au sein du Département de Soins Longue Durée de l’Hôpital Charles Foix (AP-HP). Elle a eu l’opportunité de se former au sein de plusieurs universités, notamment Nantes et Paris Diderot, ainsi que d’effectuer sa troisième année de Licence à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle a également suivi plusieurs Diplômes Universitaires dans le domaine de la psychiatrie, de la psychanalyse et de la neuropsychologie. Par ailleurs, elle est doctorante au sein du Centre de recherches, psychanalyse, médecine et société (ED 450). Sa recherche porte sur la problématique du bégaiement et des troubles pouvant s’y apparenter. Elle est secrétaire adjointe pour le CRIVA.

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« Voix, nature et artefact » 17 juin 2025

images

Autour de Magali Roumy Akue & Olivier Courtemanche.

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Magali Roumy Akue : Eau registre des voie.x : l'eau comme signifiant maître

ARGUMENT :

Nos corps-d’eau. 2/3 de notre poids, de nos tissus, en osmose.
L’eau nous traverse, circule, inscription en fluide qui s’ingère, qui s’avale par salves, par gorgées, qui se dégluti, s’engloutie puis s’expulse, en lâcher d’eau.
Nous sueur
Nous, salive
Nous, glaires
Nous, urine
Nous, liquides, de l’amniotique jusqu’à la déshydratation-cendre
Particules d’ADNe,
ADN environnemental
E_environnement
E_Eau
Liquide fossile, qui tient lieu d’empreinte, d’ossements.
ADN du monde en puissance de chute
Le monde qui coule en nous
/ À l’image
Un glacier s’effondre
Une catastrophe !
Réel - "Reels"
De la glace qui se liquéfie, à vitesse grand V
Grand vertige - vertig/eau
Il nous renvoie à ce que nous sommes capables de pleurer
Répétition
Le glacier s’effondre
Re-trauma, de cette anticipation du trauma
ADN du monde en puissance de chute
Instagram - en boucle d’effondrement
Artefact informationnel, artefact traumatique, artefact cataclysmique, artefact vocal qui coule « eaux » oreilles
Comment nos corps-d'eau intègrent-ils ces images de fonte, ces anticipations de la perte ?
La voix devient-elle alors le lieu où se cristallise cette angoisse planétaire ?

 

Olivier Courtemanche : Psithurisme et friselis; Le discours silencieux de la voix de la canopée

ARGUMENT :

Qui n’aurait jamais su garder en lui le souvenir et l’écoute d’un rêve éveillé ?

Cette journée où, allongé sous la cime d’un arbre, les yeux fermés, nous aurions été, chacun d’entre-nous, saisis et pénétrés par la douceur du psithurisme ?

Entendre le vent et le friselis du feuillage, cette présence autre qui passe entre les branches et qui semble nous mettre à l’écoute de l’être de la nature. Elle rejoint un sentiment de paix intérieure.

Est-ce ici que la nature nous chuchoterait ses secrets ? Son mystère ou ses énigmes ou plutôt une chose qui fait trou dans les rameaux d’une arborescence logique de la mémoire ?

C’est aussi un souffle qui vient bruire sous la canopée en soulevant le voile de la nature humaine. Canopée est aussi conopé... elle s’offrira plus tard le confort du canapé qui à son tour deviendra divan nécessaire à l’intime.

Et sous la canopée vivante de notre vie psychique s’entendent les étants d’une langue poétique. Une création à partir de jeux d’artifices et d’artefacts mis dans un feu culturel. C’est un appel et une Invocation, une cuisson adressée aux éléments de la nature, aux fragments de l’obscure Phusis héraclitienne.

Au cœur de cette forêt primitive s’entendent et se perçoivent les secousses pulsionnelles de l’être. Elles font jaillir l’eau qui coule dans le fleuve de cette voix Nature.

Pourrions-nous cueillir ici sous la canopée les racines du bien-être et trouver la semence d’une civilisation culturelle ?

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Séminaire CRIVA Mardi 1 er Avril 2025 de 20H30 à 22H45

 « Le regard écoute »

Olivier Courtemanche

courtemanche

Le séminaire CRIVA du Mardi 1 er Avril 2025 se tiendra à 20H30 (08 : 30 PM Paris)
En zoom autour de Olivier Courtemanche sur le thème : « Le regard écoute »

ARGUMENT :

S’il y a bien un phénomène naturel sur lequel l’objet voix se montre tout particulièrement sensible en s’exposant, c’est bien celui de la lumière.
Le chef opérateur est la personne responsable des prises de vues. Il connait la lumière, la mesure, la structure, la met en valeur et apprécie les côtés obscur de l’ombre. Il joue sur les apparences, et fabrique une esthétique. Son rôle est de mettre un sujet en valeur et il regarde la lumière comme si c’était un langage. Il fait parler les images pour que les émotions apparaissent. Il a l’œil. Mais c’est son regard qui compte.

- T’as d’beaux yeux, tu sais.

Jacques Prévert, imaginant cette réplique légendaire pour le film « Le quai des brumes », nous dit à peu près tout sur un jeu de regard qui écoute la lumière et sur cette lumière qui ne parle qu’aux regards. Une lumière entre 4 yeux qui écoutent en silence tout ce que dit l’autre, dans tout ce qu’il ne sait pas mais qu’il chercherait quand même à dire. Et en parlant par regards, cet autre serait supposé savoir ce que lui-même ne sait pas de lui. Une lumière comme un don, comme une reconnaissance possible révélant à l’autre sa présence et son existence au monde.

- « Belle, je suis votre miroir, réfléchissez pour moi je réfléchirai pour vous ».

Cette lumière qui sait réfléchir, lumière de contre-jour, de clair-obscur, elle offre de la beauté à une bête. Elle éclaire le Symbolique, l’Imaginaire et le Réel. Cette lumière du film de Jean Cocteau, « La Belle et la Bête » est signée Henri Alkan. Alchimiste et magicien de l’image il a su éclairé le sujet et le spectre d’une surréalité.
En portant un regard sur ces 2 films, ce sera l’occasion de s’interroger sur cette sensibilité à la lumière et sur cette autre pellicule qui recouvre d’un film le corps de l’objet voix. Et comment cet objet « voyant » peut-il entendre des images acoustiques pour en retirer satisfaction ? Et voir aussi comment la pulsion scopique, à la source du visible, de l’image et du temps, peut-elle faire entendre à l’objet voix cette chose qui cause son désir ?

Biographie:

Avant de se consacrer à la psychanalyse et à la peinture, Olivier Courtemanche a étudié les Arts Graphiques. Il est diplômé de l’ESAG (« École supérieure d’arts graphique. Met de Penninghen Paris »). Ses différentes expériences professionnelles l’ont conduit à travailler et vivre à Amsterdam. Il a rencontré une autre culture. De retour à Paris en 2001 il suit les cours de Fabienne Oudart dans l’atelier peinture de l’École des Beaux-arts de la ville de Paris. Puis il crée son propre atelier à Ivry-sur-Seine. Il se forme à la psychanalyse en suivant les travaux d’Insistance dès sa création en 2002 et ceux de l’EPCI. (École propédeutique à la connaissance de l’inconscient). À Espace Analytique il suit le séminaire de Claire Gillie et de Paul-Laurent Assoun. Il est membre de Corpo Freudiano Paris depuis 2016.

La date du séminaire est dépassée

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