Vous pouvez dès aujourd’hui remplir ce bon de commande à un tarif préférentiel de 30 euros l’ouvrage . Il sera retirable à partir de juin 2025 soit lors du pot CRIVA

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Autour de Magali Roumy Akue & Olivier Courtemanche.
Magali Roumy Akue : Eau registre des voie.x : l'eau comme signifiant maître
ARGUMENT :
Nos corps-d’eau. 2/3 de notre poids, de nos tissus, en osmose.
L’eau nous traverse, circule, inscription en fluide qui s’ingère, qui s’avale par salves, par gorgées, qui se dégluti, s’engloutie puis s’expulse, en lâcher d’eau.
Nous sueur
Nous, salive
Nous, glaires
Nous, urine
Nous, liquides, de l’amniotique jusqu’à la déshydratation-cendre
Particules d’ADNe,
ADN environnemental
E_environnement
E_Eau
Liquide fossile, qui tient lieu d’empreinte, d’ossements.
ADN du monde en puissance de chute
Le monde qui coule en nous
/ À l’image
Un glacier s’effondre
Une catastrophe !
Réel - "Reels"
De la glace qui se liquéfie, à vitesse grand V
Grand vertige - vertig/eau
Il nous renvoie à ce que nous sommes capables de pleurer
Répétition
Le glacier s’effondre
Re-trauma, de cette anticipation du trauma
ADN du monde en puissance de chute
Instagram - en boucle d’effondrement
Artefact informationnel, artefact traumatique, artefact cataclysmique, artefact vocal qui coule « eaux » oreilles
Comment nos corps-d'eau intègrent-ils ces images de fonte, ces anticipations de la perte ?
La voix devient-elle alors le lieu où se cristallise cette angoisse planétaire ?
Olivier Courtemanche : Psithurisme et friselis; Le discours silencieux de la voix de la canopée
ARGUMENT :
Qui n’aurait jamais su garder en lui le souvenir et l’écoute d’un rêve éveillé ?
Cette journée où, allongé sous la cime d’un arbre, les yeux fermés, nous aurions été, chacun d’entre-nous, saisis et pénétrés par la douceur du psithurisme ?
Entendre le vent et le friselis du feuillage, cette présence autre qui passe entre les branches et qui semble nous mettre à l’écoute de l’être de la nature. Elle rejoint un sentiment de paix intérieure.
Est-ce ici que la nature nous chuchoterait ses secrets ? Son mystère ou ses énigmes ou plutôt une chose qui fait trou dans les rameaux d’une arborescence logique de la mémoire ?
C’est aussi un souffle qui vient bruire sous la canopée en soulevant le voile de la nature humaine. Canopée est aussi conopé... elle s’offrira plus tard le confort du canapé qui à son tour deviendra divan nécessaire à l’intime.
Et sous la canopée vivante de notre vie psychique s’entendent les étants d’une langue poétique. Une création à partir de jeux d’artifices et d’artefacts mis dans un feu culturel. C’est un appel et une Invocation, une cuisson adressée aux éléments de la nature, aux fragments de l’obscure Phusis héraclitienne.
Au cœur de cette forêt primitive s’entendent et se perçoivent les secousses pulsionnelles de l’être. Elles font jaillir l’eau qui coule dans le fleuve de cette voix Nature.
Pourrions-nous cueillir ici sous la canopée les racines du bien-être et trouver la semence d’une civilisation culturelle ?

Crédit photo : Claire Gillie Tous droits réservés
Autour de Maurício MALISKA, Chloé BLACHÈRE et Loni INGUANEZ.
ARGUMENT :
Au temps où la biologisation de la parole signe l’évincement de la subjectivité et de sa complexité, nous proposons de prêter une oreille psychanalytique aux différentes formes que peut prendre une voix lorsqu’elle se trouve empêchée. À l’occasion de ce séminaire et à partir des expériences cliniques et de recherche des trois intervenants, c’est la dimension pulsionnelle de la voix qui sera ici mise au travail.
À partir de sa thèse de doctorat soutenue en juin 2024, Chloé Blachère proposera d’étudier dans quelle mesure la difficulté que peut rencontrer un pubère dans le fait d’investir sa voix muée peut venir interroger les questions du féminin et de l’altérité depuis leurs origines.
Loni Inguanez présentera une réflexion issue de son travail doctoral en cours, qui envisage le bégaiement comme un symptôme à contextualiser à travers le discours du sujet, et pouvant résulter d’un conflit psychique révélateur d’un impensé.
Maurício Maliska abordera la voix empêchée dans sa dimension transférentielle. À partir d’un cas clinique, il sera question de la voix empêchée en tant que configurée comme voix en péché, ne pouvant être énoncée, et maintenant l’analysante dans un mutisme qui la conduisit au suicide. Dans cet extrait clinique, le rêve se révèle comme la possibilité de parler et de donner une autre version à ce qui se trouvait jusqu'alors empêché.
Ces variations vocales – la difficulté à muer, le bégaiement, le mutisme – font irruption dans le discours et révèlent, par là même, ce que peut être l’objet voix dans le processus psychanalytique ainsi que les enjeux de la castration symbolique.
BIOGRAPHIE :
Maurício MALISKA est psychanalyste dans la ville de Florianópolis au Brésil, membre et ancien président de Maiêutica Florianópolis - Institution psychanalytique. Il a un Master et est Docteur en Linguistique, avec un stage doctoral à l’Université Paris Cité, docteur en Psychologie à l’Universidade Federal de Santa Catarina (UFSC), professeur de psychanalyse dans le cours de psychologie et dans l'École Doctorale en Sciences du Langage de l’Universidade do Sul de Santa Catarina (UNISUL). Il est membre fondateur et vice-président du Cercle de Recherche International Voix-Analyse (CRIVA), et avec un groupe de collègues, il vient de fonder une antenne du CRIVA pour le Brésil. Il est membre d'honneur de Lapsus de Toledo (LaTE), ainsi que l’auteur de livres, chapitres de livres et articles publiés au Brésil, en Argentine, en Uruguay, au Mexique, en Espagne et en France.
Chloé BLACHÈRE est psychothérapeute et docteur diplômée de l’Université Sorbonne Paris Nord. Elle a réalisé sa thèse au sein de l’Unité transversale de recherche : psychogenèse et psychopathologie (UTRPP) sous la direction du professeur Florian Houssier et du docteur Angelique Christaki. Elle assure des psychothérapies et des psychanalyses dans le cadre de sa consultation en libéral. Une partie de ses recherches porte sur la voix, qu’elle a étudiée sous le prisme de la mue faussée au cours de son doctorat. Elle est membre clinicienne du RPH (Réseau pour la Psychanalyse à l’Hôpital – École de psychanalyse) et membre du CRIVA.
Loni INGUANEZ est psychologue clinicienne et psychothérapeute au sein du Département de Soins Longue Durée de l’Hôpital Charles Foix (AP-HP). Elle a eu l’opportunité de se former au sein de plusieurs universités, notamment Nantes et Paris Diderot, ainsi que d’effectuer sa troisième année de Licence à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle a également suivi plusieurs Diplômes Universitaires dans le domaine de la psychiatrie, de la psychanalyse et de la neuropsychologie. Par ailleurs, elle est doctorante au sein du Centre de recherches, psychanalyse, médecine et société (ED 450). Sa recherche porte sur la problématique du bégaiement et des troubles pouvant s’y apparenter. Elle est secrétaire adjointe pour le CRIVA.

S’il y a bien un phénomène naturel sur lequel l’objet voix se montre tout particulièrement sensible en s’exposant, c’est bien celui de la lumière.
Le chef opérateur est la personne responsable des prises de vues. Il connait la lumière, la mesure, la structure, la met en valeur et apprécie les côtés obscur de l’ombre. Il joue sur les apparences, et fabrique une esthétique. Son rôle est de mettre un sujet en valeur et il regarde la lumière comme si c’était un langage. Il fait parler les images pour que les émotions apparaissent. Il a l’œil. Mais c’est son regard qui compte.
- T’as d’beaux yeux, tu sais.
Jacques Prévert, imaginant cette réplique légendaire pour le film « Le quai des brumes », nous dit à peu près tout sur un jeu de regard qui écoute la lumière et sur cette lumière qui ne parle qu’aux regards. Une lumière entre 4 yeux qui écoutent en silence tout ce que dit l’autre, dans tout ce qu’il ne sait pas mais qu’il chercherait quand même à dire. Et en parlant par regards, cet autre serait supposé savoir ce que lui-même ne sait pas de lui. Une lumière comme un don, comme une reconnaissance possible révélant à l’autre sa présence et son existence au monde.
- « Belle, je suis votre miroir, réfléchissez pour moi je réfléchirai pour vous ».
Cette lumière qui sait réfléchir, lumière de contre-jour, de clair-obscur, elle offre de la beauté à une bête. Elle éclaire le Symbolique, l’Imaginaire et le Réel. Cette lumière du film de Jean Cocteau, « La Belle et la Bête » est signée Henri Alkan. Alchimiste et magicien de l’image il a su éclairé le sujet et le spectre d’une surréalité.
En portant un regard sur ces 2 films, ce sera l’occasion de s’interroger sur cette sensibilité à la lumière et sur cette autre pellicule qui recouvre d’un film le corps de l’objet voix. Et comment cet objet « voyant » peut-il entendre des images acoustiques pour en retirer satisfaction ? Et voir aussi comment la pulsion scopique, à la source du visible, de l’image et du temps, peut-elle faire entendre à l’objet voix cette chose qui cause son désir ?
Avant de se consacrer à la psychanalyse et à la peinture, Olivier Courtemanche a étudié les Arts Graphiques. Il est diplômé de l’ESAG (« École supérieure d’arts graphique. Met de Penninghen Paris »). Ses différentes expériences professionnelles l’ont conduit à travailler et vivre à Amsterdam. Il a rencontré une autre culture. De retour à Paris en 2001 il suit les cours de Fabienne Oudart dans l’atelier peinture de l’École des Beaux-arts de la ville de Paris. Puis il crée son propre atelier à Ivry-sur-Seine. Il se forme à la psychanalyse en suivant les travaux d’Insistance dès sa création en 2002 et ceux de l’EPCI. (École propédeutique à la connaissance de l’inconscient). À Espace Analytique il suit le séminaire de Claire Gillie et de Paul-Laurent Assoun. Il est membre de Corpo Freudiano Paris depuis 2016.

© Véronique Truffot ; « Masque » ou « Recouvrement de multiples couches aux signifiants tout autant multiples » Tous droits réservés
Uriel LIMA SÁNCHEZ :
DÉMASQUER LE HUEHUE, ÉCHOS AUTORISÉS DE LA TRANSGRESSION, LE HURLE D'UNE VOIX QUI SE ETOUFFER
ARGUMENT :
Le Mexique est un pays connu dans le monde entier pour ses destinations touristiques, ses coutumes et traditions, sa gastronomie particulière, sa musique, son architecture et surtout ses couleurs, des couleurs vives, vibrantes, rayonnantes, pleines de joie et de fête.
Pays festif, fêtes et tapis de couleurs à différentes périodes de l'année, le célèbre día de muertos « Jour des morts », les « piñatas », la « Guelaguetza », et une infinité de festivals sont célébrés dans le pays. Chacune d'entre elles a une signification particulière dans la culture mexicaine.
Parmi ces festivités, il existe une tradition, une festivité appelée la danza de los huehues, « danse des huehues », cette danse-tradition a lieu avant le début du Carême, dans la période entre le Jeudi gras et le Mardi gras, avant la Semaine sainte.
« Huehue » est un terme nahuatl qui signifie vieil homme (ou mon grand-père) et qui fait référence à la sagesse et à l'expérience des années. Bien qu'il existe différentes versions de son origine et de sa signification, comme la même langue, cette représentation a pris un sens particulier : danse, couleurs, musique, hurlements, excès, festivités, un moment avant la « purification », dépasser et transgresser avant le moment solennel de la semaine sainte, des masques, de la danse et de la voix, beaucoup de voix de quelque chose qui silencieusement ne cesse de se nommer, il parle.
Uriel Lima Sánchez est st psychanalyste depuis 2011. Il vit au Mexique, est Membre fondateur du groupe appeler (2017), membre de l'eslep - École des Lettres Psychanalytiques - (2021). Conférencier universitaire dans les domaines clinique et social, il a participé à plusieurs publications nationales et internationales : Tissages, textures et tessitures, art et psychanalyse ; Écrits psychanalytiques, rétentifs - cliniques et écrits -, avec le Collectif Ananké, Psychanalyse ; mythes et tragédies, Artistes et psychanalyse, La clinique de l'amour, Féminisme et psychanalyse, Enfants au divan, Cinéma et psychanalyse avec le Collectif Lapsus Toledo. Il est conférencier, intervenant, séminariste et animateur d'ateliers lors de divers événements nationaux et internationaux. Il est membre du CRIVA et représentant du CRIVA pour le Mexique.
Véronique TRUFFOT :
« Le masque et sa voix renversée : pour que se dise l’in-entendable »
ARGUMENT :
En partant des figures masquées du carnaval, de ce qu’elles permettent – le temps d’une journée ou d’une nuit – de renversement de l’ordre établi et qui ne représente en définitive qu’un moyen de maintenir ce dernier, je proposerai d’orienter ma communication depuis un remplacement : passer d’un point de vue à un point d’écoute. Il s’agira en effet d’essayer de percevoir si à ces visages masqués/démasqués sont associées des voix. Si tel est le cas, qu’auraient-elles à dire et laisser entendre de leur relation au masque mais aussi à la transgression ? Pourrait-on alors situer le voyage au cœur de l’inconscient, rendu possible par la cure analytique, dans le prolongement de l’univers carnavalesque ? Une plongée de l’autre côté du réel, jusqu’à faire 00tomber les masques pour qu’émerge une voix authentique dont la portée serait, de fait, transgressive...
Après avoir exploré la voix en tant que chanteuse et vocaliste, Véronique Truffot continue désormais sa recherche dans l'anthropologie de la musique, études qu'elle mène en adoptant une posture à la croisée de son expérience artistique et psychanalytique. Titulaire d’un DEUG de musicologie, d’un DUMI à l’université d’Aix-Marseille, du D.U. « Voix et Symptômes, psychopathologie et clinique de la voix » à Paris 7 et d’un Master en « Ethnomusicologie, anthropologie de la danse » à Paris Nanterre. Elle est actuellement en troisième année de Doctorat à l’EPHE, Paris pour lequel elle a obtenu la Bourse de recherche Martine Aublet du Quai Branly. Sa recherche porte sur les vocalités et le lien qu’elles établissent avec l’invisible dans un culte gabonais dirigé par les femmes, l’ombwiri, tel qu’il se pratique dans la capitale Libreville. Parallèlement, et après avoir suivi un cursus de piano au Conservatoire d’Aix-en-Provence (Fin d’études), elle transmet depuis 2017, le chant et le piano à des personnes atteintes d’autisme, avec la pédagogie Dolce à laquelle elle a été formée. Elle est membre du CRIVA, et trésorière adjointe du CRIVA.
Elle est passée d'une écoute à l'autre depuis son installation récente comme psychanalyste dans le 10ème arrondissement.

Pourquoi cette voix, dont on a traqué les multiples aspects à la lumière de la psychanalyse, est-elle si souvent liée à la référence aux récits mythiques ? Pourquoi avons-nous été, à travers les diverses thématiques, en position de solliciter régulièrement l’écriture mythologique ? Le moment semble venu de réinterroger la vocalité inconsciente, que la psychanalyse aborde par la clinique du sujet, à travers son aptitude à générer du mythe. Pourquoi le mythe, hellénique d’abord, mais aussi en ses diverses versions culturelles et historiques, s’est-il emparé de l’énigme vocale, comme pour faire droit à son caractère insaisissable de sonorité insonore et d’invocation ?
La figure d’Écho serait le paradigme de cette mythologisation, dans la mesure où elle incarne le tragique, d’être appendue à la voix de l’autre, en un rendez-vous manqué retentissant. Mais au-delà, c’est l’occasion de voir quel usage de tel mythe, ou tel fragment de mythe, peut servir comme écritoire de la voix. Cartographie mythologique qui montrerait pourquoi « le mi-dire » de la narration, plutôt que l’objectivation du discours, est requis pour faire entendre la vocalité inconsciente, de Narcisse à Œdipe. Ainsi peut-on espérer voir se dégager le point de convergence kaléidoscopique et la caisse de résonance de ces scénarios multiples. La vérité de la voix sortirait donc de la bouche du mythologue, pour que le psychanalyste puisse la retranscrire dans le registre du savoir. Ainsi se dégagerait en miroir rien moins que la voix du mythe comme formation inconsciente.
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Adriana Varona et Gilles Anquez ; « Jaune Rire »
(Gilles Anquez / Réalisée à l'aide de l'Intelligence Artificielle)
Le séminaire CRIVA du Mardi 4 Février 2025 se tiendra à 20H30 (08 :30 PM Paris),
en zoom autour de Adriana Varona et de Gilles Anquez sur le thème : « Voix grinçante ; le d’rôle de rire »
Adriana Varona : Le rire : de quoi ris-t-on ?
Qui n’a pas vécu des moments de fou rire ? quand nous pensons au rire, qu’est-ce vraiment ce qui nous fait rire ? quand nous voyons des amis proches rigoler et rire aux éclats, une question nous interroge toute suite, vous rigolez de quoi ? comment si nous voulons aussi partager ce moment de joie, une sorte d’invitation a faire le lien avec l’autre et l’évènement cause du fou rire. Le rire apparait avec la plaisanterie, la moquerie, le double sens. Dans ce rire ; la voix se coupe, les mots ont du mal à s’articuler, le corps bouge au rythme des éclats, les yeux parfois brillants et en larmes, donne preuve de ce moment pulsionnel. Mais quelle est sa relation avec l’inconscient ? le rire d’un sujet, peut nous dire quelque chose de sa structure, le cas d’Elizabeth chez Freud est un exemple, du rire dans la clinique psychanalytique. Le rire est aussi porteur d’un symptôme, nous pouvons rire aussi de nous-mêmes avec humeur, car le sujet se débarrasse aussi de sa propre angoisse. Nous allons aborder tous ces éléments du rire.
Adriana Varona est psychologue clinicienne, psychanalyste. Elle assure des consultations en libérale et à distance auprès de patients « Transgenrés ». Elle est doctorante en Recherche en Psychanalyse (Paris7), après avoir effectué un Master Recherche en Psychopathologie Fondamentale et Psychanalyse (Paris 7) et un Master en Psychologie Clinique Interculturelle (Paris 5). Elle est membre et représentante en Amérique du sud du CIAP (Cercle International d’Anthropologie Psychanalytique). Représentante de LaTE à Paris et en Colombie. Elle est également membre, trésorière et représentante du CRIVA en Colombie. Ses travaux de recherche l’amènent à interroger entre autres les nouvelles pratiques liées aux nouvelles technologies, dans leurs incidences sur le sujet de l’inconscient.
Gilles ANQUEZ La pulsion de mort de rire
Prise d’un fou rire, gorge déployée et pliée en quatre, la voix éclate en sortant du corps comme un joyau aux multiples facettes, aussi nombreuses que les causes du rire. Des fibres du Réel se dégagent de cette voix s’esclaffant, dans la singularité des corps qui tremblent sous ses jaillissements incontrôlables. La voix s’échappe alors un temps de la dimension signifiante et se retranche dans des voyelles saccadées, des cris, des moments de décharges procurant plaisir et lien à l’autre. De la joie partagée à la satisfaction symbolique de pulsions sadiques et voyeuristes procurée par les mots obscènes et hostiles, le rire soutenu par le mot d’esprit ou par les situations comiques - risibles se conjugue donc au physiologique, au social et au pulsionnel. Commémoration des jouissances vocales infantiles. Cette voix qui se dresse par soubresaut en riant devant un surmoi qui s’évanouit subitement, semble aussi parfois être la messagère organisatrice d’un « surmoi social », lorsqu’elle vient menacer le sujet d’être la risée du groupe. De qui rit-on… Mais à qui rit-on ? Quelle sorte d’invocation porte la voix chue qui rit ?
S’agit-il d’entendre quelque Chose dans l’objet cause du « des rires » ?
Gilles Anquez est musicien, chanteur, musicothérapeute et psychothérapeute à Lille. Formé au Centre International de Musicothérapie (CIM), il est également titulaire d'un Master 2 en études psychanalytiques (Université Paul Valery - Montpellier III) et d'un diplôme de fn d'études en
Psychopathologie à l'École Pratique des Hautes Études en Psychopathologie. La psychanalyse est une des approches qui l'accompagnent, nourrissant ses réflexions, ses recherches théoriques et cliniques. S'intéressant à la place de la musique dans le champ social, culturel et thérapeutique, il travaille auprès de différents publics en institution psychiatrique, gériatrique, hospitalière et pénitentiaire, de la périnatalité́ à l'accompagnement des personnes en fin de vie. Il est membre du CRIVA et de son Conseil d'Administration.
Que ces paroles de Valère Novarina nous donnent le tempo à l'entrée dans cette année que nous aurons à faire nouvelle...
Tels sont les vœux que le CRIVA adresse à l'ensemble de ses membres et visiteurs de ce site.

Sur une proposition de Claire Gillie, portée à l'expression visuelle par Magali Roumy Akue