« Voix démasquée : une politique caricaturale de la transgression ? »
Seminaire CRIVA Mardi 4 Mars 2025, avec Véronique Truffot & Uriel Lima Sanchez
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Uriel LIMA SÁNCHEZ :
DÉMASQUER LE HUEHUE, ÉCHOS AUTORISÉS DE LA TRANSGRESSION, LE HURLE D'UNE VOIX QUI SE ETOUFFER.
Qui n’a pas vécu des moments de fou rire ? quand nous pensons au rire, qu’est-ce vraiment ce qui nous fait rire ? quand nous voyons des amis proches rigoler et rire aux éclats, une question nous interroge toute suite, vous rigolez de quoi ? comment si nous voulons aussi partager ce moment de joie, une sorte d’invitation a faire le lien avec l’autre et l’évènement cause du fou rire. Le rire apparait avec la plaisanterie, la moquerie, le double sens. Dans ce rire ; la voix se coupe, les mots ont du mal à s’articuler, le corps bouge au rythme des éclats, les yeux parfois brillants et en larmes, donne preuve de ce moment pulsionnel. Mais quelle est sa relation avec l’inconscient ? le rire d’un sujet, peut nous dire quelque chose de sa structure, le cas d’Elizabeth chez Freud est un exemple, du rire dans la clinique psychanalytique. Le rire est aussi porteur d’un symptôme, nous pouvons rire aussi de nous-mêmes avec humeur, car le sujet se débarrasse aussi de sa propre angoisse. Nous allons aborder tous ces éléments du rire.
e Mexique est un pays connu dans le monde entier pour ses destinations touristiques, ses coutumes et traditions, sa gastronomie particulière, sa musique, son architecture et surtout ses couleurs, des couleurs vives, vibrantes, rayonnantes, pleines de joie et de fête.
Pays festif, fêtes et tapis de couleurs à différentes périodes de l'année, le célèbre día de muertos « Jour des morts », les « piñatas », la « Guelaguetza », et une infinité de festivals sont célébrés dans le pays. Chacune d'entre elles a une signification particulière dans la culture mexicaine.
Parmi ces festivités, il existe une tradition, une festivité appelée la danza de los huehues, « danse des huehues », cette danse-tradition a lieu avant le début du Carême, dans la période entre le Jeudi gras et le Mardi gras, avant la Semaine sainte.
« Huehue » est un terme nahuatl qui signifie vieil homme (ou mon grand-père) et qui fait référence à la sagesse et à l'expérience des années. Bien qu'il existe différentes versions de son origine et de sa signification, comme la même langue, cette représentation a pris un sens particulier : danse, couleurs, musique, hurlements, excès, festivités, un moment avant la « purification », dépasser et transgresser avant le moment solennel de la semaine sainte, des masques, de la danse et de la voix, beaucoup de voix de quelque chose qui silencieusement ne cesse de se nommer, il parle.
Uriel Lima Sánchez est psychanalyste depuis 2011. Il vit au Mexique, est Membre fondateur du groupe appeler (2017), membre de l'eslep - École des Lettres Psychanalytiques - (2021). Conférencier universitaire dans les domaines clinique et social, il a participé à plusieurs publications nationales et internationales : Tissages, textures et tessitures, art et psychanalyse ; Écrits psychanalytiques, rétentifs - cliniques et écrits -, avec le Collectif Ananké, Psychanalyse ; mythes et tragédies, Artistes et psychanalyse, La clinique de l'amour, Féminisme et psychanalyse, Enfants au divan, Cinéma et psychanalyse avec le Collectif Lapsus Toledo. Il est conférencier, intervenant, séminariste et animateur d'ateliers lors de divers événements nationaux et internationaux. Il est membre du CRIVA et représentant du CRIVA pour le Mexique.
Véronique TRUFFOT :
« Le masque et sa voix renversée : pour que se dise l’in-entendable »
En partant des figures masquées du carnaval, de ce qu’elles permettent – le temps d’une journée ou d’une nuit – de renversement de l’ordre établi et qui ne représente en définitive qu’un moyen de maintenir ce dernier, je proposerai d’orienter ma communication depuis un remplacement : passer d’un point de vue à un point d’écoute. Il s’agira en effet d’essayer de percevoir si à ces visages masqués/démasqués sont associées des voix. Si tel est le cas, qu’auraient-elles à dire et laisser entendre de leur relation au masque mais aussi à la transgression ? Pourrait-on alors situer le voyage au cœur de l’inconscient, rendu possible par la cure analytique, dans le prolongement de l’univers carnavalesque ? Une plongée de l’autre côté du réel, jusqu’à faire tomber les masques pour qu’émerge une voix authentique dont la portée serait, de fait, transgressive...
Après avoir exploré la voix en tant que chanteuse et vocaliste, Véronique Truffot continue désormais sa recherche dans l'anthropologie de la musique, études qu'elle mène en adoptant une posture à la croisée de son expérience artistique et psychanalytique. Titulaire d’un DEUG de musicologie, d’un DUMI à l’université d’Aix-Marseille, du D.U. « Voix et Symptômes, psychopathologie et clinique de la voix » à Paris 7 et d’un Master en « Ethnomusicologie, anthropologie de la danse » à Paris Nanterre. Elle est actuellement en troisième année de Doctorat à l’EPHE, Paris pour lequel elle a obtenu la Bourse de recherche Martine Aublet du Quai Branly. Sa recherche porte sur les vocalités et le lien qu’elles établissent avec l’invisible dans un culte gabonais dirigé par les femmes, l’ombwiri, tel qu’il se pratique dans la capitale Libreville. Parallèlement, et après avoir suivi un cursus de piano au Conservatoire d’Aix-en-Provence (Fin d’études), elle transmet depuis 2017, le chant et le piano à des personnes atteintes d’autisme, avec la pédagogie Dolce à laquelle elle a été formée. Elle est membre du CRIVA, et trésorière adjointe du CRIVA.
Elle est passée d'une écoute à l'autre depuis son installation récente comme psychanalyste dans le 10ème arrondissement.

